Des écrivains publics numériques pour lutter contre « l’e-exclusion »

Publié le 03/02/2020
Lutte contre les exclusions
Vue 330 fois

En lien avec l’État, les associations, les collectivités d’Épernay et de Châlons-en-Champagne, le Département de la Marne déploie 5 postes d’écrivains publics numériques à Reims (3 postes), Épernay (1 poste) et Châlons-en-Champagne (1 poste) afin de lutter contre la fracture numérique.

 

La mise en œuvre de ce dispositif s’inscrit dans le cadre du plan national de lutte contre la pauvreté, qui prévoit notamment de renforcer l’accès aux droits et services sociaux avec l’aide des collectivités territoriales et des associations.

En France, 17 % de la population déclare en effet se trouver en situation de difficulté numérique. Parmi celle-ci, 59 % ont plus de 70 ans, 52 % résident dans des zones rurales et 61 % vivent avec de faibles revenus.

 

« Il apparaît donc essentiel pour notre Département de lutter contre cette fracture numérique et sociale dans la mesure où les démarches administratives dématérialisées deviennent la norme et accentue encore "l’e-exclusion" et "l’illectronisme" », annonce Mario Rossi, vice-président au Département de la Marne en charge de l’insertion.

 

L’un des leviers pour réduire ces inégalités est le déploiement sur notre territoire de 5 écrivains publics numériques. Ils sont à votre disposition gratuitement et assurent des permanences plusieurs jours par semaine dans les villes de :

  • Reims (au sein des 14 maisons de quartier),
  • Épernay (au sein des 2 centres socio-culturels et des équipements municipaux),
  • Châlons-en-Champagne (au sein du centre socio-culturel et des 3 médiathèques).

 

Un accompagnement personnalisé pour réaliser des démarches administratives numériques

 

Les 5 écrivains publics numériques accompagnent les personnes qui le souhaitent dans la réalisation d’actes administratifs dématérialisés, les renseignent sur leurs droits sociaux, mais établissent également un diagnostic de leur connaissance numérique afin de les orienter vers des ateliers d’initiation aux savoirs numériques proposés par le Département ou les collectivités territoriales.


« L’objectif est de proposer aux personnes en fracture numérique de participer à des formations d’apprentissage pour les sortir de leurs difficultés et leur fournir des solutions pérennes pour améliorer leur situation », précise Hervé Schmitt, directeur adjoint de la solidarité.

La parole à Juliette François, écrivain public numérique, secteur sud Reims

Mon rôle est d’accueillir les personnes en difficulté numérique et de les accompagner dans leurs démarches administratives. Par exemple pour accéder à leurs attestations sur les sites web des services publics, pour imprimer un avis d’imposition, pour finaliser une demande d’aide sociale… Depuis la mise en place de ce dispositif, je rencontre des personnes de tous les âges, des personnes qui ne maîtrisent pas forcément les outils numériques ou internet, d’autres qui ne parlent pas bien le français ou qui ont peur de se tromper… »

Marie Chapput, directrice de la maison de quartier Orgeval et coordinatrice du dispositif à Reims, abonde en ce sens en précisant que « pour le moment, nous sommes intervenus auprès de 70 personnes en difficulté numérique. Cela démontre bien qu’il s’agit d’un vrai besoin de population. Nous voyons au quotidien des personnes qui ne parviennent pas à faire leurs démarches seules en ligne, sur les sites pourvoyeurs de droit. Nous leur proposons un accompagnement personnalisé via un service public de proximité ».

 

Contact